Idioma: Francés
Duración: 43m 16s
Lugar: Entrevista
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Henri FOM@PLAY FR

Descripción

Entrevista a Henri, ciudadano español, residente en Francia

Transcripción

FOMATPLAY: c'est bon c'est parti Henri je je peux vous appeler Henri HENRI: oui bien sûr FOMATPLAY: oui donc ben je vous ai dit un peu quelques mots sur le projet donc merci encore une fois de me recevoir chez vous vraiment c'est un honneur et hum donc l'objectif ce serait un peu d'avoir un récit de vie de votre parcours est-ce que pour commencer ça vous vous pourriez me dire peut-être quelques mots euh sur là d'où vous venez en Espagne avant de venir ici HENRI: beh je suis natif de euh d'un village sur la Costa Brava qui s'appelle Palafrugell FOMATPLAY: hmm hmm HENRI: où j'ai vécu dix-huit ans et c'est à l'âge de dix-huit ans alors que j'avais fini mon mon apprentissage je suis rentré en France euh où j'ai habité chez ma sœur qui était installée à Thuir ma sœur avec mon beau-frère donc je me suis installé à Thuir en mille-neuf-cent-soixante-et-un et depuis euh j'ai pris racine FOMATPLAY: d'accord donc vous aviez fait toutes vos études euh vous m'avez dit par contre menuiserie HENRI: apprentissage plomberie chauffage FOMATPLAY: plomberie HENRI: plomberie euh en Espagne c'était le (incertain) euh c'est on fait la plomberie la vitrerie et l'électricité FOMATPLAY: d'accord HENRI: et l'apprentissage dure quatre ans FOMATPLAY: et que faisaient vos parents HENRI: mes parents étaient euh ouvriers d'usine tous les deux FOMATPLAY: d'accord vous avez des frères et sœurs HENRI: et euh je j'avais euh on était cinq frères et sœurs euh donc je suis le eh ben dernier euh il me reste une sœur qui est très très très très fatiguée qui a quatre-vingt-cinq ans voilà FOMATPLAY: et euh vous avez dit que vous avez rejoint une sœur euh HENRI: à Thuir qui habitait à Thuir qui FOMATPLAY: comment ça se fait qu'elle elle était partie de d'Espagne HENRI: parce que euh euh mon beau-frère connaissait quelqu'un à Thuir qui lui a demandé si vous voulez venir travailler ici donc il est venu travailler ici à Thuir et euh de fil en aiguille euh c'est les les gens qui ont fait travailler euh m'ont connu à moi ils m'ont demandé si je voulais venir et quand je suis arrivé en soixante-et-un ici je suis arrivé le jour de la fête de Thuir par exemple euh c'était c'était le dix-neuf euh le dix-huit janvier et le vingt-et-un je commençais mon travail donc je suis venu parce que j'avais du travail FOMATPLAY: vous avez eu deux jours pour vous acclimater vous avez commencé à travailler aussitôt HENRI: oui et apprendre à parler français parce que euh parce que j'aimais danser donc euh comme c'était la fête de Thuir ce jour-là j'ai enfilé mon costard et je suis allé danser alors que je ne connaissais personne dans le village FOMATPLAY: et vous aviez jamais appris le le français avant en Espagne HENRI: oui (incertain) les heures les heures de cours euh ouais les les cours de soir où euh on apprend ce que l'on peut plutôt moins que plus mais comme mes amis étaient catalans presque tous réfugiés enfants de réfugiés euh ça ça s'est très bien passé parce que bon ben euh on parlait catalan et ils me corrigeaient en français après il y en avait un qui était à Montpellier à l'université et on s'écrivait et ils m'envoyaient les lettres corrigées pour que je pour que je puisse reprendre mes mes fautes c'est tout voilà FOMATPLAY: ah donc vous étiez un tout jeune garçon et et mais en janvier comment ça se fait qu'il y avait la fête HENRI: j'avais dix-huit dix-huit ans FOMATPLAY: la fête de du village c'est pas en été normalement HENRI: non il y en a deux une au mois de janvier et l'autre au mois de septembre FOMATPLAY: comme on les fait maintenant avec le groupe la musique et tout euh HENRI: oui oui oui la fête de village hein on dansait dans les dans une salle que c'est une ancienne euh classe d'école donc ça allait très bien euh c'était très sympa plus sympa que maintenant alors donc c'était sympa FOMATPLAY: ça c'était avant les avant même de commencer le travail c'est le premier soir où vous êtes arrivé HENRI: c'était deux jours avant de commencer le travail bon donc il y a le garçon qui avec qui je devais travailler qui est venu me voir il m'a dit tu c'est pas toi qui viens travailler avec moi euh lundi je j'ai dit oui certainement bon il m'a dit bon donc voilà je serai ton ouvrier et euh j'ai dit bon beh c'est c'est c'est sympa ça mais je suis seul ici vous avez pas des amis vous ah il m'a dit non j'ai mais il y a mon frère avec ses copains là je vais les appeler donc je suis rentré dans la dans la la bande de de son frère et de ses copains et il s'avère que ses copains s'étaient trouvés danseurs du groupe folklorique de l'époque euh les *Dansaires* catalans et que j'ai adhéré aux *Dansaires* catalans puisque j'étais un sardaniste (incertain) chez moi aussi dans un groupe sardaniste FOMATPLAY: vous vous avez commencé la danse folklorique avec eux HENRI: j'ai j'ai j'ai commencé oui et ça a duré là (incertain) bon avec des il y a eu des parenthèses mais mais je viens de m'arrêter il y a deux ans parce que euh j'ai eu un accident donc je ne peux plus sauter donc je j'ai dansé jusqu'à présent jusqu'à il y a deux ans FOMATPLAY: avec les mêmes HENRI: oui certains ont changé parce que bon ben et quand on euh à partir d'un certain âge certains ne sont plus là euh il y a des nouveaux qui arrivent il y a ceux qui étaient très jeunes euh qui ont grandi euh donc euh mais euh par exemple le président qui vient de s'arrêter qui était le fils de l'ancien président euh qui vient de s'arrêter aussi parce que le problème de dos donc qui a à peu près mon âge entre parenthèses j'ai quate-vingt ans hé FOMATPLAY: et quels souvenirs vous gardez de toute cette période d'arrivée vous êtes tout jeune euh HENRI: oh c'est magnifique magnifique parce que bon euh on s'amusait très correctement euh nous nous n'avions pas un sou mais on savait s'amuser sans argent voilà FOMATPLAY: (incertain) HENRI: et après comme euh il y a eu euh la mairie de Thuir nous a offert euh la fameuse salle Jeantet Violet FOMATPLAY: comment qu'est-ce que c'est HENRI: la salle Jeantet Violet c'est une une cuve hum une cave de chez Byrrh que la sœur de monsieur Violet a donné à la mairie pour faire pour faire une salle de fête ça a été une salle qui était magnifique vraiment magnifique ils avaient installé la lumière la plus chère de France pour faire le noir avec des (incertain) et des lumières qui s'éteignaient qui s'allumaient des pour pour photographier l'orchestre par exemple avec un arrière-plan rouge et comme (incertain) par l'arrière eh beh on voyait que les ombres des musiciens c'était magnifique du cinema bon et après euh le temps passe et et nous aussi et on a passé bon après on a créé par exemple à Thuir la mairie de Thuir a toujours a créé euh la la Maison des jeunes et de la culture qui est devenue maintenant une Maison de de du citoyen mais enfin c'était la Maison des jeunes et de la culture donc nous euh qui était euh étions euh étions (incertain) habitués à à nous occuper déjà d'autres jeunes avec le comité des fêtes et autre euh on a pris un peu (incertain) avec les adultes donc quand je dis les adultes il y avait euh le maire le directeur des euh du collège les les profs tous les des gens adultes euh nous tous à nous deux eux et nous on faisait marcher la Maison des jeunes nous on préparait les animations on les étudiait on les on les sophistiquait et eux ils tenaient le bal FOMATPLAY: quel quel genre d'animation vous faisiez HENRI: tout tout toute l'animation aussi bien le feu de Saint-Jean aussi bien avec euh euh des rallyes de de piste des jeux de piste il fallait trouver la route en trouvant avec des énigmes euh après on faisait des euh avec le stage de connaissance de la France euh on faisait euh en l'hiver euh nous avions une section ski que tous les dimanches on partait faire du ski avec les jeunes euh voilà tout tout tout ce qu'on peut quand quelqu'un avait une idée il la proposait et on l'étudiait et on la on la mettait en place FOMATPLAY: oh c'est formidable donc vous-même même tout jeune en fait vous avez contribué si j'ai bien compris avec l'équipe locale au développement et de Thuir et de sa jeunesse en la soutenant (incertain) HENRI: oui oui FOMATPLAY: en l'ouvrant vers l'extérieur et HENRI: par exemple (incertain) je me souviens un jour on a (incertain) le lendemain on préparait le feu de la Saint-Jean et il était minuit euh alors on téléphone à Monsieur Rolin Rolin euh c'était le responsable des feux de la Saint-Jean à Perpignan au au cercle des jeunes et à minuit on lui téléphone pour lui dire nous avons un problème comme ça lui le bonhomme il dormait mais ça ne fait rien on se souciait pas pour dire (incertain) pour dire euh quand on quand on préparait quelque chose il fallait aboutir et on ne voyait pas que quand euh si c'était le bon moment ou pas ou pas on le faisait FOMATPLAY: non mais je sens tout votre engagement euh pour cette Maison des jeunes à l'époque ça ça ressort mais vous étiez jeune vous-même HENRI: oui FOMATPLAY: et comment avec la langue HENRI: c'est parce que nous parce que nous étions jeunes nous-mêmes qu'on ne savait que ce que ce que je voulais c'était ce que nous ce qui nous faisait plaisir à nous aussi et après petit à petit on a enroulé d'autres jeunes FOMATPLAY: et donc tout ça ça a été vous continuez à vivre chez avec votre sœur à ce moment-là HENRI: oui FOMATPLAY: et ça a duré pendant combien d'années cette période HENRI: oh jusqu'à jusqu'à jusqu'à en soixante-dix oui euh soixante-dix soixante-treize puisque je je me suis marié en soixante-dix et souvent le soir je partais à la maison pour faire des réunions deux fois par semaine faire des réunions à Thuir tout étant jeune marié FOMATPLAY: et vous avez HENRI: mais la Maison des jeunes était trop important pour que pour qu'on l'abandonne FOMATPLAY: qui qui s'en occupe maintenant de cette Maison des jeunes ça continue HENRI: euh maintenant après ça est passé un peu municipal euh maintenant c'est ce n'est plus une Maison des jeunes c'est euh c'est euh il y a deux noms on appelle ça la Maison des citoyens euh donc il y a des il y a des excusez-moi pour l'expression il y a des vieux on a aussi à la salle des aînés (RIRES) FOMATPLAY: et il existe toute l'équipe dynamique HENRI: et il y a non non non il y a nous avons toutes les salles donc par exemple bon dans là je suis encore dans une autre association qui s'appelle Ordino-Thuir euh (incertain) la mairie qui nous prête la salle pour faire nos réunions pour faire nos nos animations régulières pour faire nos nos dîners dansants parce qu'il y a d'autres associations après il y a rugby il y a il y a tennis il y a tout hein il y a une vingtaine d'associations à Thuir FOMATPLAY: et vous vous avez été dans combien d'associations en tout HENRI: une deux ça me suffit là ah bah le groupe folklorique et euh et Ordino Ordino-Thuir c'est un jumelage qu'il y a eu avec euh le village d'Andorre Ordino c'est un village d'Andorre FOMATPLAY: d'accord et la langue c'était pas un problème pour vous à l'époque HENRI: euh oui parce que euh j'aimais bien draguer ce qui est ma (incertain) et alors mes copains étaient très copains aussi et qui me disaient bon j'étais un un jeune étudiant espagnol qui venait ici pour apprendre le français pour perfectionner le français ce qui passait plus facilement quand on allait au bal parce que pour demander à danser pour toutes les euh pour discuter avec euh avec les filles il fallait que je me débrouille un peu donc j'ai appris à parler français FOMATPLAY: qu'est-ce qui vous a le plus aidé dans dans cet apprentissage d'après vous HENRI: je ne sais pas je ne sais pas je pense que c'est un ensemble c'est on se rend même pas compte qu'est-ce que c'est qui va qu'est-ce que c'est qui ne va pas et ben on vit euh et on est content de ce que l'on fait euh et de ce qu'on a fait FOMATPLAY: et dans l'entreprise où vous travailliez en tant que plombier ça se passait en français aussi ou HENRI: euh moitié français moitié catalan c'est une entreprise de Thuir euh donc euh je sortais de copain avec le fils de l'entreprise ça allait très bien allez comme boutade le dimanche on volait la voiture du patron avec son fils son fils qu'on allumait avec un fil de fer pour aller danser à Prades voilà mais c'est ton fils c'était pas moi c'était moi qui conduisait parce que j'étais le seul à avoir le permis voilà voilà donc c'était FOMATPLAY: et vous donc en fait vous êtes arrivé vous êtes tout de suite très vite intégré finalement grâce au groupe folklorique et à ces HENRI: oui oui oui oui oui oui oui ah j'ai pas eu de FOMATPLAY: à votre engagement dans HENRI: j'ai pas trouvé de différence oui euh bon il y a toujours les les les médisants vous les Espagnols de merde bon chante chante mandoline hein hein parce que souvent on a entendu ça on venait ici pour manger le pain des français FOMATPLAY: de quelle partie de la population ce genre de remarque venait HENRI: euh un peu des gens plus ou moins aisés nous on était des jeunes travailleurs des des pauvres entre parenthèses voilà on (n') a pas fait la manche hein mais enfin euh on savait s'amuser sans argent FOMATPLAY: et vous avez souffert un peu au début parce que c'est que comme une forme de racisme quand même euh HENRI: oui mais enfin FOMATPLAY: vous HENRI: il vient un moment où ça ne ça passe cette FOMATPLAY: et c'était lié à votre accent c'était surtout quand vous étiez jeune HENRI: ah oui oui bah je pense que euh rien que de parler on sait que que je suis catalan que hein euh c'est pas la peine je n'ai jamais cherché à cacher mon accent euh je suis c'est mon accent c'est c'est moi bon je trouve si ça ne convient pas c'est pareil et quand quelqu'un n'est pas content il s'en va FOMATPLAY: mais même malgré cette intégration parce que vous êtes vraiment investi tout de suite et dans le village et dans les activités il y a il y a des choses qui vous manquaient quand même de votre pays au niveau HENRI: euh non non non à part ma famille mais après le les quelques amis qui venaient quelques fois ici puisque comme puisqu'on faisait des groupes euh avec (incertain) on faisait des concours de sardanes donc mon groupe sardaniste de chez moi venait danser ici donc on se retrouvait on passait des journées agréables FOMATPLAY: et et après en dehors de votre sœur vous aviez quand même un réseau pour vous aider ou ou vous étiez uniquement avec les locaux ou vous avez des des amis espagnols autour de vous HENRI: non non FOMATPLAY: non et après par la suite avec les années HENRI: euh avec euh les années bon euh euh j'étais marié euh j'avais une famille ici et une famille là-bas et euh et après bon euh un peu plus tard je me suis mis à mon compte on en a soixante-dix-huit euh où je viens de m'arrêter euh là en deux mille en deux mille en deux-mille-six FOMATPLAY: et votre femme est française HENRI: oui FOMATPLAY: vous avez parlé quelle langue avec vos enfants si c'est pas indiscret HENRI: euh français FOMATPLAY: français vous-même HENRI: oui et je et je regrette parce que maintenant la petite elle est dans l'école catalane et que j'ai du mal à lui parler catalan parce que je je me suis habitué à parler français je pense en français et ça me ça me travaille un catalan de de de naissance et ne pas être capable de parler français euh catalan correctement ça me ça me gêne un peu FOMATPLAY: donc à l'époque ça a été un un choix euh HENRI: il fallait parler français FOMATPLAY: oui HENRI: avec mes amis à Thuir on parlait toujours catalan mais dès qu'on sortait de Thuir il fallait parler catalan euh français et après quand je me suis quand on se mariait elle qui comprend pas mot de catalan (RIRES) et euh on a fait du catalan euh français français français donc euh FOMATPLAY: vous pouvez reprendre maintenant avec elle euh les mots ont du mal à sortir HENRI: oui non mais des fois quand la petite euh sort de des des mots en catalan euh et après on on fait quelques phrases en catalan qui me ça me fait plaisir ça me fait du bien d'ailleurs FOMATPLAY: (onom) HENRI: et où que j'aille que je trouve quelqu'un qui me parle en catalan j'essaie de m'accrocher FOMATPLAY: c'est dommage que de avec toutes ces années ici il y a quand même beaucoup de personnes qui parlent catalan que vous n'ayez pas pu garder un peu ça HENRI: non ici c'est la ville on parle français FOMATPLAY: c'est plus en en campagne je HENRI: quand je vais à Thuir mon groupe à Thuir on parle catalan mais en ville on parle français c'est (onom) FOMATPLAY: je comprends ce que je veux dire je viens aussi d'un petit village effectivement les gens parlent catalan sans problème et euh vous vous allez rester maintenant ici en France euh HENRI: ah oui j'ai pas autre chose hein je vous je vous je vous dis que j'ai pris racine FOMATPLAY: oui et toute la maison est configurée pour mais vous avez fait des séjours des fois vous retournez dans votre village vous avez eu l'occasion HENRI: oui oui quand même hein FOMATPLAY: oui HENRI: oui oui parce que pendant longtemps il y est resté il y a eu il y a eu euh mes mes parents euh et euh mes frères et mes sœurs et que j'allais les voir de temps en temps enfin c'était pas le c'était ma grande joie et oh je veux voir ma sœur non je vais voir ma sœur sans sans plus FOMATPLAY: et que sont devenus vos beaux-frères et sœurs à donc votre HENRI: non il ne reste plus personne il y a que la dernière FOMATPLAY: hmm hmm HENRI: qui est très très euh très fatiguée très fatiguée qui a du mal à nous nous reconnaître qui a quatre-vingt-cinq ans FOMATPLAY: vous étiez le plus jeune c'est ça HENRI: oui FOMATPLAY: est-ce que je peux vous demander ce qu'ils ont fait dans à peu près euh HENRI: bon ils ont vécu euh la le FOMATPLAY: ils sont venus en France aussi HENRI: hein FOMATPLAY: ils étaient tous en France HENRI: non non non non tout il y a que FOMATPLAY: il y a que votre soeur HENRI: il y a que ma soeur de Thuir et moi en France FOMATPLAY: comment ça se fait que vous vous êtes venus en France et qu'eux sont restés en Espagne HENRI: je sais pas que faudrait que je me pose la question comment bon (incertain) il y avait eu (incertain) cette cette cette personne qui a dit teh tu veux pas venir travailler en France chez moi bon euh et c'est vrai que aller travailler en France quand on a dix-huit ans et qu'on vous fait une proposition pareille euh et que c'était et que c'était d'autre façon de travailler donc euh à l'époque on travaillait au gaz nous en Espagne on travaillait avec les chalumeaux à essence euh donc pour apprendre à faire des choses nouvelles je me ça m'a charmé euh bon et après voilà FOMATPLAY: parce que à l'époque il y avait pas l'espace Schengen encore donc HENRI: non FOMATPLAY: comment ça s'est passé administrativement HENRI: ça a été un peu difficile ça a été un peu difficile parce que bon il y avait ma photo à la frontière aux différentes frontières au cas où je passais la frontière euh j'étais euh comment ça s'appelle euh ÉPOUSE: (incertain) HENRI: j'ai refusé de faire mon service militaire en Espagne donc il y avait le ma photo au cas où je passais la frontière pour m'appréhender et euh le secrétaire de mairie euh de Palafrugell euh qui me tenait au courant par ma mère parce que euh ma mère avait travaillé chez ses parents à lui à cet homme qui était secrétaire de mairie donc euh j'étais au courant de ce qui se passait là-bas par cet homme et qui me disait surtout ne viens pas d'ailleurs va euh pour l'enterrement de mon père euh on m'a fait euh à Perpignan euh un un vrai-faux laissez-passer au au au au machin comment s'appelle ÉPOUSE: consulat HENRI: au consulat on m'a fait un vrai-faux sorti comme du consulat et c'est elle qui conduisait au cas où on aurait un accrochage parce qu'en Espagne à l'époque quand vous aviez un accrochage une voiture d'abord en prison et après ils cherchent à comprendre alors pour ne pas comme parce que moi j'étais j'étais recherché en Espagne FOMATPLAY: donc mais votre photo HENRI: un un insoumis voilà FOMATPLAY: c'était aussi compliqué autant pour venir en France que pour repartir HENRI: que pour rentrer oui oui FOMATPLAY: alors comment vous avez fait la première fois HENRI: la première fois je suis venu en touriste j'ai pris le euh targo je sais pas si vous connaissez pas ce parce que ils sont le train comme une chenille c'est comme une chenille qui ne change pas de wagon en passant à frontière bon j'ai et j'ai pris le le targo comme un grand euh jusqu'à jusqu'à Perpignan euh mais j'étais un passeport de touriste FOMATPLAY: et après vous êtes resté HENRI: et après je suis resté quand on m'a appelé il y a ce monsieur de Perpignan euh qui m'a fait faire euh le FOMATPLAY: le vrai-faux HENRI: le vrai-faux qui m'a dit laisse tomber laisse tomber et après je demande la nationalité française euh qui euh qui m'a été accordée au au bout de cinq ans et euh quand je suis allé pour me présenter pour le service militaire il y a un un officier qui m'a dit nous avons déjà je commence à avoir les cheveux blancs déjà nous avons des jeunes à revendre que voulez-vous qu'on en foute de vous allez hop euh quelques jours après je recevais le le livret militaire et voilà FOMATPLAY: et et à partir de quand ça n'a plus été compliqué pour retourner en Espagne FOMATPLAY: quand est-ce qu'ils ont enlevé votre photo HENRI: euh à la mort de Franco donc soixante euh soixante-dix ÉPOUSE: ah oui euh plus tard Franco HENRI: plus tard oui donc euh ÉPOUSE: plus tard HENRI: à la mort de Franco ÉPOUSE: on est restés des années HENRI: oui ÉPOUSE: où (incertain) c'est moi qui conduisais quand on allait en Espagne HENRI: ouais ÉPOUSE: on s'est mariés en soixante-dix mais j'ai conduit pendant une dizaine d'année peut-être FOMATPLAY: tu es un rebelle comment vous avez trouvé le hum je passe un peu euh parce que (incertain) vous avez élevé vos enfants ici donc vos deux deux filles HENRI: oui FOMATPLAY: oui euh le système éducatif français ça vous convenait pour euh pour vos deux filles HENRI: disons que je ne pouvais pas je critiquais le système éducatif en France puisque je ne connais pas l'espagnol moi j'ai j'ai quitté l'école à quatorze ans donc euh pour aller travailler donc euh euh le système éducatif euh j'aimais bien euh le système plus ou moins espagnol la discipline parce qu'il y avait beaucoup de discipline contrairement à ici que c'est du du laisse-aller euh et que je je regrette encore ce ce laisser-aller qu'il y a en France ÉPOUSE: maintenant c'est c'est partout comme ça HENRI: c'est pas du laisser-aller c'est (incertain) ÉPOUSE: ah ça change HENRI: pff je sais pas quoi ÉPOUSE: mais c'est horrible mais c'est comme ça FOMATPLAY: comment vous le constatez ça HENRI: euh une fois j'ai fait jeune j'ai fait l'école buissonnière vous savez qu'est-ce que c'est FOMATPLAY: bien sûr HENRI: oh non mais vous pourriez ne pas savoir et quand je suis arrivé à la maison le soir mon père le savait déjà FOMATPLAY: ah oui HENRI: et là mon père n'était pas un doux il sortait sa sa ceinture hein sur les jambes et je m'en rends compte qu'ici quand un gosse fait une connerie euh c'est le maître qui se fait gronder au lieu que de pénaliser le euh et ça je j'ai du mal à comprendre FOMATPLAY: ouais c'est une autre époque et aujourd'hui même si on crie trop fort après un enfant euh on peut pas il faut pas HENRI: ah oui il faut que il faut pas le traumatiser hein FOMATPLAY: ah est-ce que vous vous souvenez du moment où il y a plus eu de problèmes de de frontières entre le HENRI: non FOMATPLAY: à la création de l'espace HENRI: non non FOMATPLAY: non ça vous a pas marqué cette période HENRI: non ça me FOMATPLAY: oui vous étiez dans d'autres choses le travail la vie HENRI: oui comme je ne passais pas à la frontière tous les jours non plus donc ça ne m'a FOMATPLAY: d'accord est-ce que après toutes ces années en France comment comment vous vous sentez dans dans dans votre cœur euh vous êtes toujours catalan ou vous sentez français HENRI: je suis catalan FOMATPLAY: vous êtes catalan HENRI: catalan français j'oublie euh l'espagnol FOMATPLAY: qu'est-ce qui est en (incertain) HENRI: je ne je ne m'appelle pas Manuel Valls que je suis fier FOMATPLAY: (RIRES) HENRI: je suis fier d'avoir (incertain) Espagne qu'il y reste moi je je suis catalan FOMATPLAY: qu'est-ce comment vous décririez la part en vous qui est catalane et la part en vous qui est française HENRI: oh je sais pas FOMATPLAY: c'est difficile HENRI: c'est fifty-fifty allez moitié-moitié FOMATPLAY: moitié-moitié et au niveau des choses c'est plus pour des aspects culturels pour la langue ou pour euh comment on se sent un un petit peu HENRI: je c'est difficile à expliquer FOMATPLAY: hmm hmm HENRI: je suis incapable de vous de vous expliquer avec quoi je me sens français avec quoi je me sens catalan euh donc bon je suis catalan parce que je suis catalan je suis français parce que c'est la France qui m'a accueilli et accepté alors c'est difficile de FOMATPLAY: vous vous sentez aussi un peu européen ou pas plus que ça HENRI: euh pas excessif FOMATPLAY: ça HENRI: parce que euh voilà c'est une Europe pour des des riches pour pour les capitaux c'est tout FOMATPLAY: qu'est-ce qui vous fait dire ça HENRI: je ne fume pas je m'en (incertain) hein on interdit de passer les cigarettes d'Espagne en France alors quand on dit libre circulation des produits la cigarette c'est un produit par contre on fait passer les camions de d'oranges qu'on achète ou des camions d'oranges ou autre donc voilà c'est pour ça que quand je dis que c'est une Europe de riches euh c'est que pour certains capitaux pas pour les autres FOMATPLAY: est-ce que est-ce qu'il y a quelque chose de votre expérience en France de votre vie même en général que vous aimeriez partager quelque chose que vous aimeriez qu'on qu'on retienne de de la grande aventure qu'a qu'a été votre vie HENRI: c'est difficile à dire oui ou non ou autre chose quand on comme ça de de but en blanc FOMATPLAY: oui HENRI: comme ça quelquefois il faudrait réfléchir pour dire tiens qu'est-ce que c'est que que ça a bien marché que que c'est moi c'est moi personne euh qu'est-ce que c'est qui a bien marché qu'est-ce que c'est qui a moins bien fonctionné donc euh se passe de je crois que je suis heureux dans dans mon euh dans mon état des lieux et euh je sais pas je ne sais pas FOMATPLAY: des choses qui vous auraient qui vous ont rendu heureux HENRI: et tout rendait heureux je FOMATPLAY: vous aimez la vie que vous avez eue HENRI: j'aime ah oui je suis un humoristique euh j'ai de l'humour j'ai de de comme ça donc euh tout me rend heureux même si quelquefois je pousse une gueulante FOMATPLAY: et et quels sont vos projets maintenant qu'est-ce que vous avez comme projets HENRI: ah maintenant j'ai plus de projets FOMATPLAY: si HENRI: non non mon projet maintenant de euh m'occuper de ma petite euh jusqu'au repos des jours je je l'amène à danser parce qu'elle danse dans mon dans mon groupe folklorique hein et que je je l'emmène à danser et quelque fois je fais quelques pas avec mais ce que je ne peux pas je ne peux pas parce que je ne peux plus mais après d'autres non je j'ai plus de de but précis sinon que finir de réussir ma vie finir ma vie correctement FOMATPLAY: parce que vous avez travaillé si jeune et pendant tellement d'années HENRI: je souvent parce que j'ai été animateur en plus de mon de mon métier euh j'étais animateur au centre de formation des apprentis et quand je peux discuter avec euh tous les gosses que ceci parce que bon ben de mon temps en faisant ça on explique euh la suite des des des travaux et je leur disais toujours euh moi j'ai travaillé demi-siècle et quand on leur dit demi-siècle on dit mais c'est plus de cinquante ans je dis oui j'ai commencé à quatorze ans je me suis arrêté à soixante-quatre et demi soixante-cinq mais après c'est tout euh dans ma vie c'était c'est fini euh j'ai du mal à faire ce que je ce que j'ai à faire une fois pour le (incertain) l'autre l'autre pour euh j'ai une prothèse là FOMATPLAY: prothèse ma mère a la même cicatrice HENRI: (incertain) j'ai du mal à changer la lampe du fourgon j'arrive à pas trop dans la main j'ai donc voyez un peu le FOMATPLAY: mais vous avez tout anticipé pour avoir euh un confort de vie bien maintenant HENRI: plus ou moins oui FOMATPLAY: Henri j'ai il y a des petites questions euh à la fin qui sont plus difficiles euh HENRI: je vais essayer FOMATPLAY: on a des questions on les lit comme ça est-ce que vous avez vous pourriez euh formuler une définition de ce qui serait pour vous la liberté de mouvement la liberté de circulation d'une manière euh HENRI: je sais pas je sais pas ce que vous voulez euh ce que vous entendez par là donc euh FOMATPLAY: le fait que HENRI: je crois que j'ai une liberté de mouvement euh je crois que je l'ai c'est la liberté de mouvement FOMATPLAY: est-ce que vous avez l'impression de pouvoir en profiter dans votre vie HENRI: euh je crois que oui tant qu'il y a quelqu'un pour m'accompagner donc il faut lui souhaiter à elle qu'elle est au courage de m'accompagner pendant longtemps c'est tout FOMATPLAY: et a eu a une échelle plus grande est-ce que vous avez voyagé un peu en Europe HENRI: je je on a voyagé un peu en Europe et un peu ailleurs oui ÉPOUSE: on est pas des grands voyageurs non HENRI: on est pas des non on a fait une une excursion ÉPOUSE: par rapport à tout ce que les gens bougent actuellement HENRI: écoute on a fait l'Égypte on a fait la Grèce on a fait l'Allemagne euh on a fait la la Guyane euh on a fait le FOMATPLAY: ah quand même HENRI: euh on a fait la Yougoslavie a fait la Yougoslavie euh la Grèce j'avais dit hein ouais ouais ÉPOUSE: je vois les gens aujourd'hui bougent (incertain) HENRI: oui non non enfin je pense c'est déjà pas mal c'est déjà pas mal hein euh FOMATPLAY: ah bah oui ça j'ai pas fait le tiers de ce que vous avez fait ÉPOUSE: disons qu'on a eu disons qu'on a eu la possibilité certaines choses de les faire en famille parce que mon frère était militaire donc il a bougé et nous on a profité pour aller HENRI: bon il était ÉPOUSE: en Allemagne et en Guyane HENRI: il était en Allemagne et en Guyane bon et quand contrairement aux excursions parce que les excursions ça dure euh ou une semaine ou ou dix jours au maximum quand on allait chez chez Bernard euh c'était trois semaines ou ou d'avantage si on avait envie hein parce que quand on est allés en en Guyane on y est restés quatre euh trois trois ÉPOUSE: trois semaines HENRI: trois semaines et que lui a pris euh a posé des permissions euh pour pouvoir nous faire visiter euh donc euh la plage des tortues vous la connaissez FOMATPLAY: de nom seulement HENRI: bon ben nous de vue de vue et on a vu les tortues (incertain) pondre ÉPOUSE: elles viennent pondre pondre pondre HENRI: elles viennent pondre donc c'est de c'est c'était que c'est magnifique ça c'était et après on dit on on (n') a rien fait ma foi je trouve je trouve ÉPOUSE: non non HENRI: que c'est déjà pas mal ÉPOUSE: euh je dis pas on (n') a rien fait mais c'est vrai que quand tu vois les gens qui qui ne parlent que de voyages que de voyages HENRI: mais tout le monde nous parle de voyages ÉPOUSE: euh HENRI: on a fait on a fait une semaine en Norvège et à (incertain) c'est magnifique ÉPOUSE: (incertain) et et et une semaine en Irlande il y a il y a il y a cinq ans ÉPOUSE: ça c'était avec une excursion HENRI: en bus avec notre association Ordino donc FOMATPLAY: et pendant tous ces voyages en Europe est-ce que euh vous aviez conscience de de profiter de de la liberté de mouvement de la liberté de circulation en Europe ou si HENRI: mais je FOMATPLAY: ou si HENRI: je crois que l'on n'a pas conscience on (n') en prend pas conscience quand on y pense quand vous le dites voilà on y pense c'est vrai que on a une liberté de mouvement euh mais quand on le fait on ne se rend pas compte hein bon on en profite c'est tout FOMATPLAY: parce qu'à l'époque c'était déjà naturel acquis euh c'était pas quelque chose voilà HENRI: oui FOMATPLAY: qui venait d'arriver euh au moment où vous avez pu en profiter du moins d'accord et alors la la plus dure pour la fin HENRI: ouais aïe aïe aïe FOMATPLAY: euh est-ce que vous sauriez vous définir en quelques mots le le Henri profond à l'intérieur avec qui qui il est si vous deviez vous décrire vous-même HENRI: non non je suis quelqu'un de euh gentil coléreux plus ou moins violent euh c'est un peu tôt ÉPOUSE: alors ça je l'apprends HENRI: oui quand même quand je quand tu me fais chier je je rends un bon coup donc c'est c'est la violence FOMATPLAY: ah oui HENRI: c'est de la violence c'est de la violence ÉPOUSE: oui HENRI: hein donc je ne suis pas violent comme mon père par exemple parce que les filles n'ont jamais reçu une claque jamais ÉPOUSE: ben non FOMATPLAY: on peut pas dire violent dans ces cas-là quand même ÉPOUSE: non (incertain) FOMATPLAY: c'est le mot est trop fort HENRI: donc voilà ÉPOUSE: en tout cas en tout cas euh c'est c'est pas ça parce que quand même tu es gai tu ris tu que dans toutes les associations où tu es passé tout le monde connaît Henri parce que Henri il est merveilleux il a un humour inimaginable (RIRES) (incertain) et je veux dire que tout le monde hum et à juste titre hein je je veux pas dire euh à juste titre hein mais franchement c'est quelqu'un de très ouvert de très là tu te dépeins comme quelqu'un de de fermé et FOMATPLAY: les autres nous connaissent souvent mieux que ce qu'on est capable de dire de nous-mêmes ÉPOUSE: c'est pas tout à fait ça quand même hein il a toujours été il a toujours été dans dans des associations FOMATPLAY: alors est-ce que ÉPOUSE: (incertain) FOMATPLAY: pardon ÉPOUSE: depuis qu'il est ici hum et quand il travaillait quand il travaillait qu'il n'avait pas quand même la possibilité de de se disperser comme ça il était dans des associations professionnelles HENRI: oui ÉPOUSE: hein HENRI: je ÉPOUSE: toute une vie HENRI: j'ai été au syndicat des plombiers pendant euh trente ans puisque j'ai fait trente euh vingt-huit ans vingt-huit ans de d'artisanat donc euh au syndicat de plombier j'étais au conseil d'administration du Centre de formation des apprentis euh j'étais euh élu à la chambre des métiers euh donc et euh avec différentes associations euh professionnelles mais pour pour défendre l'artisanat contre les les les les grosses euh FOMATPLAY: (incertain) HENRI: les trusts financiers si vous voulez hein ou FOMATPLAY: alors est-ce que madame vous seriez d'accord si si moi je je considère qu'aujourd'hui j'ai rencontré un homme engagé est-ce que je peux utiliser ce mot est-ce que ça convient ÉPOUSE: oui oui oui FOMATPLAY: engagé ÉPOUSE: engagé FOMATPLAY: pour les les personnes à côté de chez lui pour son territoire pour sa culture pour sa famille je trouve que c'est c'est ce qui ressort en tout cas de de notre rencontre ÉPOUSE: ça je suis je suis tout à fait d'accord hein parce que je vous dis même quand il travaillait quand il était en exercice hein euh on sortait moins s'il y avait moins de temps il y avait moins en étant artisan des fois on (n') a pas FOMATPLAY: bien sûr ÉPOUSE: mais il s'est engagé dans le dans les associations professionnelles HENRI: associationnalisme ÉPOUSE: à ce moment-là FOMATPLAY: je crois qu'il y a beaucoup d'ouvriers qui ont pu s'appuyer sur vous mais aussi toute une jeunesse de cette époque de Thuir HENRI: oui et ce qui me faisait plaisir quelquefois quand en ville euh un jeune qui traverse la rue qui qui (incertain) me dire bonjour je je fais ma semaine de CAP avec vous là dernièrement et il y a le gars qui vient juste avec une pompe à chaleur qui me dit mais euh c'est vous qui m'avez donné le CAP des fois ça FOMATPLAY: ça serait eh HENRI: je lui ai dit je j'ai pas donné le CAP je ne donne rien c'est lui qui l'a mérité c'est tout FOMATPLAY: mais ce qu'il garde dans son cœur c'est comme pour lui c'est grâce à vous ÉPOUSE: oh FOMATPLAY: bien sûr et et de et de ces jeunes de la de l'époque des maisons des jeunes vous en revoyez des fois parce que vous en avez sortis tellement HENRI: oui oui oui oui sans cesse pour le pour l'anecdote tous les samedis matin nous allons faire le marché à Thuir et je dis toujours je viens à Thuir parce que je trouve tous les jeunes de mon âge FOMATPLAY: quelle belle formule ÉPOUSE: ah oui non mais euh HENRI: et euh bon et on se trouve entre nous tous et on discute tiens comment ça va comment ça va bon euh trois minutes hein parce que eux ils sont sur un groupe aussi qui font le marché ÉPOUSE: eh oui mais bon le marché (incertain) dure de de huit heures et demi neuf heures à midi (RIRES) HENRI: ah oui non mais parce que même avec nos (incertain) donc euh je vois partir pour mon boucher euh c'est le neveu d'une copine hein de deux copines c'est les filles Quinta bon euh et j'ai fait jeunesse un peu avec son père euh après euh tous les les négociants sont des gars que je connais euh connus euh quand j'étais jeune euh que j'allais faire les courses que j'allais à la boulangerie acheter le pain pour ma sœur euh bon ben voilà c'est chez moi Thuir c'est chez moi FOMATPLAY: et vous avez HENRI: même le maire qui m'a dit Henri il faut que je te vende une maison à Thuir tu me la donnes ça va parce qu'avec le maire on se connaît depuis la Maison des jeunes euh lui il avait vingt-cinq ans euh moi vingt-deux lui vingt-sept alors euh et euh on se côtoyait déjà à la Maison des jeunes FOMATPLAY: en tout cas moi je traverserai plus jamais Thuir sans penser à vous et je suis vraiment honorée de de vous avoir rencontré que vous m'ayez accordé ce temps et et de comprendre à travers le peu que vous avez dit parce que vous êtes quelqu'un de très modeste aussi je pense mais je sens combien vous avez contribuer à à l'équilibre de ce village à son épanouissement et euh HENRI: peut-être peut-être ÉPOUSE: oui il y a une équipe euh parce que petit à petit après moi moi je connaissais pas Thuir hein et bon je l'ai connu avec lui et et je vois mais la bande de de connaissances de copains de FOMATPLAY: même toute l'émotion qui s'en dégage quand vous en parlez donc euh merci beaucoup pour cette cette entretien Henri HENRI: je vous en prie FOMATPLAY: c'est un honneur merci est-ce que vous voulez rajouter quelque chose HENRI: non

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